Clément Galopin Matériel didactique
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Motivation du point de vue didactique
Directement suite à l’ouverture de la leçon, les élèves seront confrontés à une situation-problème
très motivante et qui constitue donc en soi un bon ancrage.
Il s’agit du problème consistant à trouver le nombre de cartes nécessaires à construire un château de
cartes ayant 25 étages. L’aspect ludique est mis en avant. On peut entamer le problème de diverses
façons. Tout d’abord, on peut essayer de calculer exhaustivement (les informaticiens diraient en
« brute force ») le nombre de cartes pour 1, 2, 3, 4, 5,… étages et tenter d’induire une régularité
permettant de passer à l’étage suivant.
On peut également faire des considérations géométriques. Le
passage d’un étage au suivant peut bien entendu se concevoir de la
façon naturelle, à savoir en comptant véritablement les cartes du
nouvel étage (ajout horizontal à la pyramide). Mais le passage d’un
étage au suivant peut aussi se concevoir comme l’ajout d’un pan
(oblique) à la pyramide, ce qu’illustre le dessin ci-contre. En gras, ce
sont les cartes que l’on ajoute pour faire grandir la pyramide d’un
étage supplémentaire. Cette dernière approche présente l’avantage que la progression est régulière
tandis que si on conçoit la progression étage par étage (horizontalement), alors le premier étage est
différent des autres car, contrairement à ceux-ci, il n’est pas composé de triangles mais seulement de
« V » retournés. Une fois la régularité identifiée (dans ce dernier cas, à partir du deuxième étage), les
élèves peuvent travailler en « brute force » pour obtenir le nombre de cartes nécessaires à une
pyramide de 25 étages. Ce problème se laisse aussi résoudre par une approche algébrique. C’est
cette dernière approche qui est idéalement celle à laquelle les élèves devraient arriver. Le choix du
nombre d’étages est important dans la perspective d’orienter le type d’approche que les élèves vont
développer. En effet, si le nombre d’étages est petit, l’approche « brute force » est la plus rapide : on
repère une régularité et on calcule ensuite un à un les termes de la série avec la machine à calculer.
Si le nombre d’étages est élevé ou alors si la machine à calculer est interdite, les élèves sont
confrontés au problème de déterminer la somme d’une progression arithmétique finie. C’est à ce
moment-là que l’élève envisage l’utilisation d’une variable – disons n – pour le nombre d’étages et
d’un rapport fonctionnel entre ce n et le nombre de cartes nécessaires. Mais il est probable que cette
« variable didactique » n doive être fixée à – disons – 100 afin de décourager définitivement tout
élève d’adopter l’approche « brute force ». Je souhaite néanmoins qu’aucune approche ne soit ainsi
définitivement découragée et c’est pourquoi je reste à n=25.
Afin d’aider les élèves à amorcer le problème, j’ai mis sur la feuille de travail une structure de tableau
qui invite à d’abord essayer quelques valeurs concrètes. Rien de plus.
Le choix du problème, qui est un problème ouvert admettant plusieurs approches, permet bien
d’atteindre les objectifs généraux et spécifiques donnés plus haut.
Comment poursuivre ?
Dans une prochaine leçon, il faudrait d’abord corriger l’exercice du but intermédiaire 2 (voir plan de
la leçon), dont seule la solution numérique est donnée pour autocorrection par l’élève. Il est ensuite
possible de continuer par quelques exercices plus simples ayant pour but de fixer la notion de